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Cigarette électronique et arrêt du tabac
Les réponses à toutes vos questions !

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Les cigarettes électroniques sont présentées comme des aides au sevrage tabagique. Elles suscitent depuis peu un intérêt grandissant en France pour des fumeurs espérant trouver une solution de substitution non toxique à la cigarette. L'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé, saisie par la Direction Générale de la Santé, n'a pas octroyé l'Autorisation de mise sur le marché, estimant que ce type de produit ne répond pas à la définition du médicament.

 

> La cigarette électronique : qu'est-ce que c'est ?
La cigarette électronique, qui ressemble à une cigarette, a la forme d'un petit cylindre généralement fabriqué en acier inoxydable. Elle est composée d'une batterie rechargeable, d'un microprocesseur, d'un pulvérisateur et d'une cartouche destinée à être vaporisée. Cette cartouche contient un liquide constitué de propylène glycol, des arômes incluant des dérivés terpéniques (menthol, linalol) et de la nicotine (optionnelle). Il existe 4 types de cartouches adaptables, allant d'un dosage fort vers un dosage sans nicotine (16mg, 11mg, 6mg et 0mg). Une nouvelle cartouche doit être insérée après 300-350 bouffées (équivalent de 30 cigarettes).

Il existe également des cigares électroniques, des pipes électroniques et des mini-cigarettes électroniques.


> Comment cela fonctionne-t-il ?

Sans l'allumer, l'utilisateur aspire comme il le ferait avec une vraie cigarette, le microprocesseur active alors un atomiseur qui mélange le liquide avec l'air inspiré. Ce mélange est propulsé sous forme de vapeur et est inhalé par l'utilisateur. L'évaporation du glycol donne l'impression de la véritable fumée produite par une cigarette. Une diode lumineuse située à l'extrémité simule une fausse combustion.

Après l'aspiration, la cigarette électronique produit un aérosol de vapeur d'eau comprenant de la nicotine et du propylène glycol, qui est inhalé. La dose absorbée par bouffée dépend du volume et de la profondeur de l'inhalation.



> Trouve-t-on des substances cancérogènes ?

Bien qu'à très faible dose, on retrouve dans une cartouche liquide moins de 1 ppm (partie par million) de métaux lourds (Arsenic, Antimoine, Nickel, etc.) qui sont des cancérogènes avérés de groupe 1 d'après le CIRC. On retrouve également 8ng de Nitrosamines dans une cartouche de 16 mg de nicotine, à l'identique de ce que l'on retrouve dans les gommes nicorettes®.



> Quelles sont les recommandations officielles ?

L'OMS vient de publier dans un communiqué de presse du 19 septembre 2008 qu'à sa connaissance, «aucune étude rigoureuse avalisée par des spécialistes n'a été effectuée démontrant que la cigarette électronique est une thérapie sûre et efficace de remplacement de la nicotine.»

L'OMS encourage la réalisation d'études cliniques et d'analyses de toxicité qui doit s'effectuer dans un cadre réglementaire.

A ce stade, l'Afsspas et la DGS recommandent la plus grande prudence aux utilisateurs, et notamment chez les femmes qui allaitent en raison de la toxicité de certaines substances et de l'absence de données relatives à leur passage dans le lait maternel.

Extraits du site de l'Institut national du cancer www.e-cancer.fr (mise à jour du 01/10/2008).



> A consulter

Point d'information sur les cigarettes électroniques - AFSSAPS
Les cigarettes électroniques n'ont pas d'effets thérapeutiques démontrés - OMS