|
Aujourd'hui, plus de 59% des fumeurs disent clairement avoir envie d'arrêter de fumer. Encore faut-il pouvoir franchir le fossé - parfois vertigineux - qui sépare cette envie de sa mise en pratique. Un bon moyen de vérifier son degré de motivation consiste à faire un premier pas, ou plutôt un premier geste, en composant le 39 89 (0,15 € la minute), le numéro de téléphone de Tabac Info Service, la ligne d'information et d'aide à l'arrêt du tabac de l'INPES.
Plusieurs dizaines de milliers de fumeurs ont fait appel à ce jour aux tabacologues de la ligne Tabac Info Service qui est à la disposition de tous ceux et de toutes celles qui souhaitent arrêter de fumer, mais aussi au service des médecins, des chirurgiens-dentistes et plus généralement des personnels de santé qui peuvent y prendre conseil ou lui adresser leurs patients, s'ils le jugent utile, en complément de leur propre suivi.
|
Témoignage
« Lorsque j'étais fumeur, le moment à la fois le plus excitant et le plus angoissant de la journée était celui du réveil. Dès que j'ouvrais les yeux, j'avais un objectif absolument prioritaire, celui de sortir de chez moi pour allumer ma première cigarette. Sous la pression familiale, j'avais accepté de ne pas fumer à la maison ; j'attendais donc l'instant libérateur où je quitterai mon domicile, fébrile, nerveux, impatient, et seuls les rites de la douche et du café me permettaient de patienter jusque-là. J'ai longtemps éprouvé le plaisir de cette attente mêlé à une souffrance diffuse, dans une sorte de délectation tragique, où ma condition de fumeur affrontait une envie confuse de mettre fin à cette situation paradoxale. J'éprouve aujourd'hui encore des sentiments comparables quand j'évoque cette période, tout en sachant que je ne fumerai plus jamais. Pour m'aider à sortir de cette impasse et affronter mes contradictions, le rôle de mon médecin traitant a été décisif. Alors que je le consultais pour un problème banal, il m'a demandé si j'étais fumeur et si je souhaitais arrêter de fumer. Ces deux questions m'ont réellement bousculé, d'autant que je ne m'attendais pas à ce qu'il me les pose. Je n'étais pas venu le voir pour ça, mais j'ai compris instantanément qu'il fallait que je traite mon tabagisme qui semblait le préoccuper davantage que la raison pour laquelle je le consultais.
Je suis ressorti de son cabinet avec un traitement antitabac et un numéro de téléphone : celui de Tabac Info Service. Mon médecin allait m'aider à initier mon arrêt et me conseillait de faire appel à un tabacologue sur la ligne TIS, pour qu'il puisse m'apporter un soutien pendant le sevrage. »
Jean D.
|